Oui. Anthropic a fusionné la mémoire de Claude Chat et de Claude Cowork : ce que vous dites dans le chat est connu de Cowork, et inversement, avec mise à jour en temps réel. Vous pouvez mettre la mémoire en pause ou la réinitialiser à tout moment, et les sujets sensibles ne sont pas stockés par défaut.
Une mémoire unique, désormais bidirectionnelle
Jusqu’ici, l’historique de vos sessions de chat avec Claude restait confiné au chatbot, et celui de Cowork restait confiné à Cowork. Ce cloisonnement disparaît. « La mémoire que vous utilisez dans le chat est la même que celle de Claude Cowork », annonce Anthropic, selon ZDNet.
Concrètement, le contexte construit « au fil de plusieurs mois de conversations » devient disponible dès que vous confiez une tâche à Cowork. L’exemple cité : demandez à Cowork de rédiger un compte-rendu, il sait déjà de qui il s’agit et comment la personne aime que ce soit rédigé. Une exception notable : ce qui se passe dans Claude Code reste confiné à Claude Code.
Une mémoire qui se met à jour en direct
Autre changement opérationnel : Claude enregistre désormais les sujets au fur et à mesure que vous discutez, au lieu de résumer la conversation une fois terminée. Vous n’avez plus besoin de dire « souviens-toi de ça » pour qu’il s’en souvienne.
Ce passage au dynamique accroît la fluidité, mais réduit la barrière visible entre ce qui est retenu et ce qui ne l’est pas. La frontière entre mémoire et surveillance devient plus ténue à mesure que l’enregistrement devient invisible et continu.
Ce que Claude refuse de retenir
Anthropic a prévu des garde-fous. Par défaut, Claude ne stocke pas les sujets liés à des thèmes personnels ou sensibles : santé, origine ethnique, croyances religieuses, opinions politiques, identité de genre et domaines similaires.
Certains sujets ne sont jamais stockés, même si vous autorisez l’enregistrement des thèmes sensibles — notamment les numéros d’identification sensibles. Si vous autorisez malgré tout la mémorisation d’un sujet sensible, un avertissement s’affiche. Utile, mais le réflexe de surveiller chaque mention peut peser sur la spontanéité d’un échange.
Comment garder le contrôle
Les leviers existent et restent à votre main. Vous pouvez mettre la mémoire en pause ou la réinitialiser à tout moment. Cela coupe net l’hypothèse d’une mémoire qui s’accumule sans votre accord.
La vraie question n’est pas technique : c’est celle de la propriété de la mémoire. Une mémoire que l’on peut lire, suspendre et effacer reste un outil. Une mémoire activée par défaut, qui se remplit en continu, exige de chacun une vigilance nouvelle — lire les réglages, refuser, reprendre la main.
FAQ
Claude et Cowork partagent-ils vraiment la même mémoire ?
Oui. La mémoire du chat Claude et celle de Claude Cowork sont désormais unifiées et fonctionnent dans les deux sens, selon Anthropic.
Peut-on désactiver cette mémoire partagée ?
Vous pouvez mettre la mémoire en pause ou la réinitialiser à tout moment depuis les réglages de Claude.
Claude stocke-t-il des données de santé ou d’opinion ?
Non, pas par défaut. Les sujets sensibles — santé, origine, religion, opinions politiques, identité de genre — ne sont pas stockés, sauf si vous l’autorisez explicitement.
La mémoire s’enregistre-t-elle en continu ?
Oui. Claude mémorise désormais les sujets au fil de la discussion, sans attendre la fin de la conversation.
Claude Code est-il concerné ?
Non. Ce qui se passe dans Claude Code reste confiné à Claude Code, selon la réponse d’Anthropic à ZDNet.