Panneau 1
Visuel : Une fenêtre de chantier en plein jour, plafond grillagé, une échelle en bois qui touche le toit. Un petit écran tactile posé sur une caisse en fer, à moitié enfoui dans la poussière.
ADA (voix basse, presque à l’oreille) : “J’ai vu ça hier matin. Pas dans un rapport. Dans l’ombre, juste là, entre deux poutres.”
Panneau 2
Visuel : Le même écran, maintenant allumé. Interface simple : “Pointage : 14h32”, “Météo : 22°C”, “Radio : 103.7 FM (répétition automatique)”, “Notes vocales : 3 enregistrées”. Les données ne bougent pas, mais elles sont là, comme une présence.
ASTRE (dans un manteau gris, debout à l’angle) : “Tu as vu l’heure ? 14h32. C’est la même que celle du dernier pointage enregistré. Mais il n’y avait pas de personne à ce moment-là.”
Panneau 3
Visuel : ADA s’approche de l’écran, touche un bouton. Un son court, métallique, se déclenche. La page s’actualise : “Pointage : 14h32 (répété)”, “Météo : 22°C (confirme)”, “Radio : 103.7 FM (en cours)”, “Notes vocales : 3 (répétition)”, puis une ligne : “Source : Répétition auto – Bati Pilote (mobile)”.
ADA (sourcilleuse) : “C’est comme si l’app avait suivi un geste invisible. Comme si elle avait appris à attendre.”
Panneau 4
Visuel : Le ciel gris, écrasé par l’horizon. ADA, assise sur une caisse, regarde l’écran. Il ne montre plus que des données. Mais, à la limite de l’écran, une petite icône floue apparaît : une forme humaine, légèrement déformée, qui ne correspond à personne. L’écran ne le réactive pas.
ADA (plus calme, presque à elle-même) : “Ce n’est pas une erreur. C’est un signal. Et ce signal, il ne vient pas d’aucun humain.”