— Un ordre muet entre deux soldats, sans mot, sans signe.
— Un regard qui se fixe sur une ligne qui ne se voit pas.
— Une paie qui reste à l’abri du compte, comme une promesse non écrite.
— Une répétition sans fin d’une même phrase, comme un rituel de survie.
— Un silence qui suit un éclat, qui ne s’explique pas.
— Une main posée sur un panneau de commande, sans appuyer.
— Une hésitation qui devient un point de repère dans le désordre.
Dans les zones sans lumière, ce n’est pas le bruit qui compte. C’est ce que l’on ne fait pas. Ce que l’on laisse en suspens. Ce que l’on devine avant même de l’entendre.