Les autorités fiscales néerlandaises ont annulé le déploiement de Microsoft 365 dans le cloud et se tournent vers des solutions open source pour retrouver leur souveraineté numérique, réduire les coûts et éviter la dépendance à un seul fournisseur.

Contexte de la décision

En septembre 2026, le ministère néerlandais des Finances a annoncé l’annulation du projet de migration vers Microsoft 365, invoquant des risques de verrouillage fournisseur et des préoccupations concernant la confidentialité des données fiscales sensibles. Cette décision s’inscrit dans une tendance européenne visant à renforcer l’autonomie technologique des administrations publiques.

Avantages de l’open source pour la souveraineté

L’adoption de logiciels ouverts permet aux administrations d’accéder au code source, de le modifier selon leurs besoins spécifiques et de garantir une transparence totale sur le traitement des données. Selon une étude de l’Open Forum Europe (2025), les administrations qui migrent vers l’open source réduisent leurs coûts licences de 30 à 40 % tout en augmentant leur capacité d’audit et de conformité [1].

Défis et facteurs de réussite

La transition implique néanmoins des défis : formation des équipes, intégration avec les systèmes existants et garantie du support technique. Les Pays‑Bas ont prévu un programme de formation de 18 mois et un fonds de 12 millions d’euros pour accompagner la migration, assurant ainsi une adoption progressive et sécurisée.

Impact sur la stratégie tech souveraine

Cette démarche conforte la stratégie de Shadows Company en matière de tech souveraine : privilégier l’ouverture, le contrôle et la résilience plutôt que la dépendance à des solutions propriétaires centralisées. Elle montre que même des institutions de taille moyenne peuvent reprendre en main leur infrastructure numérique lorsqu’elles s’appuient sur des communautés open source actives.

FAQ

Q : Pourquoi ne pas simplement négocier de meilleurs tarifs avec Microsoft ?

R : Les négociations tarifaires ne résolvent pas le problème de dépendance stratégique et de perte de contrôle sur les données, qui restent hébergées sur des infrastructures étrangères.

Q : L’open source est‑il moins sécuritaire que les solutions propriétaires ?

R : Au contraire, la transparence du code permet une détection plus rapide des vulnérabilités et une réponse collaborative, comme l’ont démontré les projets européens tels que NEXTcloud et LibreOffice dans le secteur public.

Q : Quel délai est prévu pour la migration complète ?

R : La migration devrait s’étaler sur 24 mois, avec une phase pilote de six mois commencée en janvier 2027, suivie d’un déploiement progressif par département.

Q : Quels critères ont guidé le choix des solutions open source ?

R : Les critères comprenaient la conformité au RGPD, la possibilité d’hébergement sur des serveurs nationaux, la disponibilité de contrats de support locaux et l’interopérabilité avec les systèmes existants de déclaration fiscale.

Q : Comment cette décision influence‑t-elle les autres États membres ?

R : Plusieurs pays, dont l’Allemagne et l’Espagne, ont lancé des études de faisabilité similaires, s’inspirant du modèle néerlandais pour évaluer leurs propres stratégies de sortie du cloud propriétaire.

[1] Open Forum Europe, Open Source in Public Administration: Cost Savings and Sovereignty, 2025.